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Don Bosco

Une force de la nature, un esprit bien équilibré, une volonté de fer, un amour de Dieu absolu. Un homme qui voyait loin et haut. Et juste aussi : les jeunes, il ne fallait pas les malmener, les embrigader. Alors, après leur avoir donné à manger, il leur apprit à gagner leur vie, à construire eux-mêmes leur avenir. Sa seule force de frappe : l’amour. Un prêtre qui recevait ses consignes d’en Haut, et qui avait une idée fixe : se mettre au service des jeunes, des pauvres d’abord. Pas un rêveur, malgré ses songes, mais un créateur, un réalisateur, un promoteur : il fallait, au nom de Dieu, faire accéder ces jeunes à la réussite humaine et spirituelle à laquelle ils pouvaient prétendre.

Avec le concours de Marie-Dominique Mazzarello, fondatrice avec Don Bosco des Soeurs Salésiennes, il fit beaucoup pour les jeunes. Au cours des ans, pour que rien ne croule après lui, il recruta de nombreux hommes et femmes gagnés à son idéal : se mettre en état de service, avec et pour les jeunes. Cent ans après, sur les cinq continents, il y a des milliers de disciples qui ont choisi la même clientèle et la même formule de don absolu. Un clin d’œil au ciel puis, les pieds sur terre, voir, comprendre, aimer toute une jeunesse qui risquerait de perdre l’espérance. Et oui, c’est un peu ça Don Bosco et les Salésiens et Salésiennes d’aujourd’hui et de demain.

Qui est Don Bosco?

Saint Jean Bosco, plus connu sous le nom de Don Bosco, est un prêtre italien né en 1815 et mort en 1888 à Turin. Il consacra sa vie aux jeunes, mettant au point une pédagogie et une spiritualité inspirées de saint François de Sales. C’est pourquoi la congrégation qu’il a fondée s’appelle les Salésiens et ceux et celles qui vivent de sa spiritualité la Famille Salésienne.

Ainsi le rêve d’un enfant a pris corps dans l’histoire. Mais ce rêve est toujours en voie de se réaliser. Il avait dit : ” Je fais le brouillon; mes salésiens feront la bonne copie “.Et l’intuition de Don Bosco reste un appel.

Le Prêtre des jeunes

Jean Bosco est un prêtre né pour les jeunes. Pour eux, il a fait surgir de terre une multitude d’oeuvres attrayantes. Il fut un ouvrier infatigable qui rêvait grand et voyait loin! Ses “songes” lui ont suggéré peu à peu un plan à réaliser. Prends le temps de le connaître et d’entrer dans son rêve!

Songe d’avenir

Le songe de ses neuf ans sera sans doute le fil conducteur de toute sa vie; en voici l’essentiel : Jean se trouve au milieu d’une troupe de garçons en train de se battre. Un homme magnifiquement vêtu apparaît : ” Ce n’est pas avec des coups, mais par la douceur et la charité que tu en feras tes amis”. Puis, une belle Dame survient : ” Voilà ton champ d’action! C’est au milieu de ces jeunes que nous t’envoyons. Tu comprendras… plus tard! ”

Le songe se concrétise

Le songe se concrétise Qui est cette troupe de garçons? Illettrés pour la plupart, chômeurs, déracinés, abandonnés. C’est pour eux que Jean Bosco, une fois ordonné prêtre, se fait instituteur. Il organise des cours du soir. Il publie, d’une plume alerte, plus de cent ouvrages. Pour tous, il veut le savoir, un toit, du pain et un métier. Il met sur pied des centres de jeunes (des oratoires ou patronages). Ces endroits deviennent rapidement des lieux privilégiés pour se retrouver et s’amuser entre amis. Don Bosco est aussi un artisan habile, débrouillard et rempli d’initiatives. Pour payer ses propres études, il a fait presque tous les métiers. Des ateliers s’ouvrent : demain ce seront des écoles professionnelles et techniques en pleine expansion. Il veut des jeunes debout.

Jeu et joie

Avec le travail, Jean Bosco veut le jeu, partout, pour la fête, pour la joie! Encore gamin, il danse sur sa corde au milieu de camarades étonnés! Plus tard, c’est toujours lui, tout souriant, qui anime la récréation, participe à la fanfare, à la chorale et fait des tours de passe-passe devant une salle en délire. Marcheur infatigable, il est là, seul en tête avec trois cents détenus d’une prison de Turin pour une balade d’un jour. C’est lui qui entraîne toute sa bande pour des randonnées, excursions et promenades d’automne inoubliables!

Le jeu permet la vraie rencontre éducative. Le jeu diffuse la joie. ” Servir Dieu dans la joie “, le premier slogan de l’œuvre de Don Bosco. Un message qu’il ne faut pas oublier… C’est avec simplicité que Don Bosco dialogue avec ses jeunes et leur ouvre les trésors de sa foi en Jésus et Marie. Il multiplie retraites, sermons, conférences et temps forts. Toute sa vie, il a enthousiasmé…

Meneur d’hommes

Cet éducateur est aussi un rassembleur. Il a formé pour fonder. C’est peut-être là son génie. Très tôt, Jean Bosco révèle ses dons de meneur d’hommes. À 17 ans, jeune collégien, il lance la “Joyeuse Union”, sorte de club de loisirs : ” J’étais le chef incontesté d’une petite armée. Je n’avais qu’à fixer quelqu’un dans les yeux et j’y lisais toutes ses intentions “.

En 1841, dès son arrivée à Turin, il s’organise rapidement pour mener à bien ses projets. Des centaines, des milliers de garçons pauvres et abandonnés sont livrés à eux-mêmes. Des éducateurs bénévoles viennent prêter main forte : pères de familles, prêtres, les ” coopérateurs ” de la première heure.

Maman Marguerite elle-même, la mère de Jean. Mais comment assurer l’avenir? Où trouver le matériau pour construire? ” Sur place ” murmure la Dame du songe. Sur place, il va chercher. Il va étudier les caractères de ses jeunes : des petits paysans, des étudiants, des ouvriers. Des garçons généreux. ” Plus tard, tu comprendras ” avait dit le songe. Alors, un coup d’audace! D’un noyau de jeunes, il va faire naître une congrégation. ” Les agneaux deviennent bergers “.

Le 26 janvier 1854, cinq volontaires prennent le nom de Salésiens (de saint François de Sales, modèle de douceur et de charité). Cinq ans plus tard, en 1859 sa congrégation, – Les Salésiens de Don Bosco, est officiellement fondée. Don Bosco invente même un nouveau type “d’ouvrier “, le coadjuteur, un religieux laïc ” en manches de chemise “, pour prendre la tête des ateliers. En 1875, le premier départ missionnaire aura lieu pour l’Amérique du Sud.

Avec Marie-Dominique

En 1856, à Mornèse – une centaine de kilomètres de Turin – quelques jeunes filles s’engagent auprès des jeunes avec la même ardeur apostolique que Don Bosco. A 27 ans, Marie-Dominique rencontre Don Bosco pour la première fois et elle est conquise par sa spiritualité et son apostolat. En 1872, elle accepte, avec 27 compagnes, de devenir religieuse dans la communauté féminine que Don Bosco fonde. Elles prennent le nom de Filles de Marie-Auxiliatrice car elles ont comme mission de venir ” en aide ” aux jeunes, et tout particulièrement les plus pauvres.

L’accueil chaleureux de ces Sœurs et leur joyeuse créativité encouragent de nombreuses jeunes filles à suivre l’appel du Seigneur. Elles deviennent vite le ” versant féminin du charisme salésien “. On les surnomme les Sœurs Salésiennes. Elles sont donc une autre fondation de Don Bosco. Finalement, en 1876, est établie l’association des Coopérateurs Salésiens, la branche laïque de la famille salésienne. Des amis très chers au cœur de Don Bosco. Des ” ouvriers ” précieux, ” au service de l’Église, avec les religieux Salésiens, pour le salut de la jeunesse pauvre et abandonnée “.

Au service des jeunes

Sur un bout de chemin de l’histoire (1815-1888), ont surgi des hommes qu’on n’oubliera plus : Napoléon, Beethoven, Pasteur, Karl Marx, Léon XIII, Ozanam… D’un petit village du Piémont, au nord de l’Italie, un prêtre modeste est venu faire route avec ces inventeurs, ces artistes, ces chefs d’États, ces penseurs: Jean Bosco.